Le Conseil d’orientation des retraites publie des projections structurantes sur l’avenir du système de retraite français. Le rapport de juin 2025 met en lumière les défis du financement et de la durabilité des régimes.
Ce rapport détaille l’évolution des dépenses et des ressources jusqu’à 2070, selon des hypothèses démographiques. Les éléments clés suivent pour orienter le lecteur vers une lecture ciblée.
A retenir :
- Déficit structurel modéré, creusement attendu d’ici 2070 en points de PIB
- Dépenses proches de 14 % du PIB, stabilité relative maintenue
- Ressources en baisse, effectifs et exonérations affectant le financement
- Réformes combinées possibles, impact variable sur croissance et pouvoir d’achat
Partant des constats, projections financières du COR pour l’avenir du système de retraite
Les projections financières montrent un déficit qui s’accroît progressivement sans correction des règles. Selon le COR, le solde consolidé était légèrement déficitaire en 2024 et il se dégraderait vers 2070. Les dépenses restent autour de 14 % du PIB, illustrant une stabilité apparente des charges publiques.
Année
Solde global
Dépenses (% PIB)
Ressources (% PIB)
Âge moyen départ
2024
-1,7 Md € (≈ -0,1 % PIB)
13,9 %
13,9 %
62,9 ans
2030
Projection : léger creusement
Projection : stable autour de 14 %
Projection : légère baisse
Tendance à la hausse
2040
Projection : creusement modéré
Projection : légère hausse
Projection : baisse progressive
Augmentation attendue
2070
Projection : environ -1,4 % du PIB
14,2 %
12,8 %
64,6 ans
Mesures clés COR :
- Modération de la progression des pensions nettes
- Hausse des cotisations salariés possible
- Hausse des cotisations employeurs envisageable
- Report de l’âge de départ comme levier majeur
Impact budgétaire des projections
Ce point explique comment les chiffres du rapport influencent l’équilibre financier à moyen et long terme. Selon le COR, l’effet combiné de moins de ressources et d’une population vieillissante pèse sur le solde public. Les choix de politique économique détermineront ensuite l’ampleur du creusement ou du redressement.
« J’ai vu des simulations où le report de l’âge augmente l’emploi et atténue le déficit. »
Marie L.
Effet sur l’âge de départ et espérance de vie
Ce volet relie l’allongement de l’espérance de vie aux décisions sur l’âge légal et effectif de départ. Selon le COR, l’âge moyen de départ augmenterait vers 64,6 ans en 2070 sans réforme majeure. L’ajustement de l’âge possède un effet économique favorable sur l’emploi et le produit intérieur brut.
Options de financement :
- Modération des prestations, ajustement progressif
- Augmentation des cotisations salariés, effet sur pouvoir d’achat
- Augmentation des cotisations employeurs, effet sur coût du travail
- Report de l’âge, effet macroéconomique positif
À partir des projections, options de réforme et effets sur le financement
Les options proposées par le COR peuvent se combiner, chacune avec des effets distincts sur la croissance. Selon le COR, les hausses de cotisations et la modération des pensions sont classées comme récessives si elles sont seules. Le report de l’âge de départ reste l’option présentant un effet économique positif net.
Comparaison des leviers et impacts économiques
Levied
Effet sur PIB
Effet sur emploi
Effet sur pouvoir d’achat
Modération des pensions
Récessif
Neutre à légèrement négatif
Baisse du pouvoir d’achat
Hausse cotisations salariés
Récessif
Risque réduit d’emploi
Baisse notable
Hausse cotisations employeurs
Risque d’investissement moindre
Baisse potentielle
Impact indirect
Report de l’âge
Positif
Augmentation de l’emploi
Effet neutre ou favorable
Conséquences sociales :
- Écart relatif entre actifs et retraités en hausse
- Effet générationnel avec pensions plus variées
- Pression accrue sur carrières longues et précaires
- Besoins d’accompagnement ciblé pour ménages modestes
« Pour ma part, l’augmentation des cotisations a pesé sur mon budget familial pendant plusieurs années. »
Antoine D.
Conséquences sociales et inégalités entre générations
Ce chapitre situe le rapport dans les débats sur l’équité intergénérationnelle et la justice sociale. Selon le COR, le niveau de vie relatif des retraités baisserait de 97 % en 2022 à environ 87,5 % en 2070. Les implications sociales imposent des mesures d’accompagnement pour les publics vulnérables.
« En tant que professeur, j’ai vu des carrières hachées affecter durablement les pensions de mes collègues. »
Sophie B.
Conséquences pour les pensions et la durabilité du système
Partant des options précédentes, l’impact sur les pensions dépend des choix de financement et des politiques salariales. Selon le COR, les pensions progresseraient moins vite que les salaires, réduisant les taux de remplacement. Cette évolution pose la question de l’ajustement des carrières et des revalorisations ciblées.
Impact sur le niveau de vie des retraités
Ce volet explique les mécanismes qui font baisser le niveau de vie relatif des retraités face aux actifs. Les projections montrent une érosion relative du pouvoir d’achat des retraités sans mesures compensatoires ciblées. Des politiques de revalorisation sélective pourraient cependant limiter les effets sociaux négatifs.
Effets pour salariés :
- Baisse du taux de remplacement pour nouvelles générations
- Pression sur salaires et carrières pour reconstituer les droits
- Risque d’augmentation des inégalités interprofessionnelles
- Besoin d’outils d’information et de simulation individuelle
« À mon avis, combiner plusieurs mesures reste la seule option réaliste pour préserver l’équilibre financier. »
Alexandre P.
Mesures d’accompagnement possibles :
- Revalorisation ciblée des bas niveaux de pension
- Renforcement des droits pour carrières discontinues
- Outils publics de simulation et d’information
- Dialogue social centré sur financement durable
Source : Conseil d’orientation des retraites, « Rapport annuel du COR », COR, 2025.